Poterie d’alsace la revolte !

, par sj

Reprise d’un article dans l’internaute
http://www.linternaute.com/actualite/depeche/afp/17/1468011/longtemps_divises_les...
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Longtemps divisés, les potiers d’Alsace s’unissent contre le Made in China
Un potier travaille un moule à Kougelhopf à Soufflenheim le 30 juin 2015

Les derniers potiers d’Alsace, héritiers d’un savoir-faire remontant au Moyen-Age, espèrent obtenir une future indication géographique pour se protéger d’imitations chinoises, une procédure qui implique aussi de laisser de côté leurs vieilles querelles.

Dans un coin du bureau de l’atelier Siegfried-Burger de Soufflenheim (Bas-Rhin), FOURNISSEUR DE La Belle Maison en Alsace
l’un des deux grands villages potiers alsaciens avec Betschdorf, Pierre Siegfried, président de l’association des potiers d’Alsace, montre fièrement le portrait de son arrière-grand-père.

"C’est son arrière-grand-père à lui qui a fondé l’entreprise" en 1842, explique-t-il, rappelant que vers 1900 "on comptait de 50 à 60 ateliers de potiers rien qu’à Soufflenheim", contre à peine 14 aujourd’hui, et 6 à Betschdorf, distant de 10 km.

Le déclin de la poterie locale, qui pendant des siècles s’est approvisionnée dans des carrières d’argile voisines, s’est accéléré ces quinze dernières années, avec la perte d’"une centaine d’emplois au moins" dans les ateliers des deux villages, selon M. Siegfried. Aujourd’hui encore, plusieurs ateliers sont en dépôt de bilan, d’autres ferment pour fin de succession.

Selon M. Siegfried, les grands responsables de ces difficultés sont les revendeurs et grossistes, qui importent massivement des poteries chinoises à bas prix reproduisant les terrines pour Bäckeoffe et autres moules à Kougelhopf, deux spécialités culinaires alsaciennes.

L’autre "gros souci", c’est "une sacrée rivalité entre potiers, qui est néfaste, conflictuelle parfois", rappelle le maire de Soufflenheim, Camille Scheydecker.

Jusqu’à présent, l’association des potiers d’Alsace ne représentait que sept ateliers de Soufflenheim et Betschdorf. Faute d’accord sur une charte commune, parfois aussi à cause de différends familiaux tenaces, certains potiers avaient choisi de faire cavalier seul, d’autres formaient une "confrérie" parallèle...

Mais avec la perspective d’une indication géographique (IG) l’an prochain, un label qui garantira la qualité et l’authenticité de leurs produits, les potiers "ont bien compris qu’ils fallaient être unis", se félicite le maire.

Il a promis de son côté d’améliorer la signalétique touristique aux abords de la commune, jugée insuffisante par les potiers...

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"Plus on est, plus fort on sera", résume Pierre Siegried, se réjouissant que l’association des potiers d’Alsace, en pointe sur le dossier de l’IG, devrait prochainement s’étoffer de 5 à 6 nouveaux membres.