En ce 21 décembre, premier jour de l’hiver

, par sj

Grand merci au député de gauche et proche de Jules Ferry, Camille Sée , homme de convictions et issu d’une famille très dynamique, alsacienne. Je crois qu’un livre ne suffirai pas pour parler de clan progressiste et industrieux.
Il fait de l’enseignement supérieure des jeunes filles une affaire d’état en créant des institutions publiques. "Les filles sont aussi aptes que les garçons à recevoir l’éducation secondaire"dixit.
L’instruction des filles ne sera plus dispensée que par les seules écoles privées ou religieuses.
Des externats sont institués laissant aux municipalités la possibilité de créer des internats. L’enseignement de la religion disparaît au profit de la morale. Il faudra toutefois attendre 1925 pour que les programmes enseignés aux filles soient les mêmes que ceux destinés aux garçons.
L’adoption de la loi Sée provoque un débat houleux à la chambre et au Sénat, notamment auprès de l’Église qui s’oppose à ce que l’on forme des "femmes libres penseurs". "Donner la même éducation aux filles et aux garçons, c’est confondre ce que la nature, le bon sens, l’ordre, la société, la religion commandent de distinguer." déclare Mgr Donnet, archevêque de Bordeaux.
Reprise d’une info du magasine de "L’internaute.com"
Camille Sée est né à Colmar le 10 mars 1847. Il décède à Paris le 20 janvier 1919.
Il effectue des études de droit à la faculté de Strasbourg. Lauréat du "Concours pour le droit français", il s’inscrit en 1869 comme avocat au barreau de Paris. Il y fut député de 1876 à 1881 et membre du Conseil d’État.
Il créa aussi l’École normale supérieure de Sèvres (1881).

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Je lui trouve un petit air du Vert Galant et vous ?